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Fourrure


Fourrure de lapin : le massacre inconnu

Un partie inconnue du marché de la fourrure est la production des peaux de lapin, incroyablement élevée par rapport à toutes les autres espèces animales. Le nombre de peaux de lapin mises sur la marché s’estime au niveau mondial à environ un milliard par année. Rien qu’en France, pays parmi les plus importants éleveurs de lapins pour la fourrure, 70 millions de peaux sont produites chaque année.

Ces chiffres bouleversent totalement ceux diffusés jusqu’à présent par le mouvement de libération animale mais aussi par le milieu de la fourrure si l’on pense au nombre d’animaux dépecés chaque année.

Jusqu’alors, le nombre de 40 millions d’animaux (dont 25 à 35 millions de visons) semblait déjà énorme. A présent, avec ces informations nous ne pouvons que considérer les nouveaux chemins empruntés par l’industrie de la fourrure et donc revoir les stratégies et les buts de la lutte pour la disparition de ce macabre commerce.

Le rapport sur la réalité de l’élévage commercial des lapins en Europe

ATTENTION, images très dures !

Le mythe du lapin comme sous-produit de la viande

L’excuse prétextée par les marques qui utilisent des peaux de lapins est que celles-ci proviennent des restes de l’industrie de la viande et que cela les rend donc acceptables. Nous pouvons simplement la rejeter en mettant en évidence la cruauté de la boucherie et en mettant au même niveau l’égorgement d’un animal pour le manger et le dépeçage pour se vêtir.

Mais par dessus tout, il nous importe de fournir certaines données sur l’élevage des lapins qui démasquent de tels mensonges et expliquent que bien souvent la fourrure de cet animal ne provient pas du tout de l’industrie de la viande mais d’élevages spécifiques. Même discours concernant les lapins angora, utilisés pour leur poil et dont nous parlerons plus loin.

La production de viande est certainement le principal objectif de l’élevage de lapins, mais contrairement à ce qu’on pourrait imaginer au niveau historique, les races ont été sélectionnées sur la base de la fourrure et non pas de la qualité de la viande.

De la peau de cet animal, on peut récupérer deux sous-produits : la fourrure et le poil (utilisé comme laine). Celui-ci est de qualité médiocre si bien que souvent le poil d’animaux venant de l’abattoir est utilisé pour la production d’engrais ou de colle. Il est même souvent jeté.

Les techniques d’élevage intensif adoptées en Europe sont en fait généralement incompatibles avec la production de poils de qualité. La peau représente seulement un pourcentage minime de la valeur d’un animal. Les lapins sont donc toujours plus fréquemment tués à un âge ou à une période de l’année où leur manteau n’est pas encore totalement développé. Cela se passe à environ 10-12 semaines, lorsqu’ils ont encore leur duvet de jeunes ou que le poil de semi-adulte commence à pousser. Ces duvets légers et instables ne sont pas adaptés pour le secteur de la fourrure.

La saison durant laquelle le manteau est stable et homogène est l’hiver. Cela est vrai pour n’importe quel animal de plus de 6 mois. Le reste de l’année, il y a toujours des zones de poils vides et dès lors une instabilité qui le rend inutilisable pour les fourreurs. Certains manteaux d’été peuvent être homogènes, mais le lapin doit avoir au moins 5 mois. Le manteau d’été est d’ailleurs plus subtil que l’hivernal.

Ce cycle de croissance du poil rend la production simultanée de fourrure et de viande problématique et la fourrure devient ainsi un simple sous-produit de mauvaise qualité, particulièrement lors de production intensive. En France par exemple, moins de la moitié des peaux recueillies dans les abattoirs peuvent être considérées comme utiles pour l’industrie de la fourrure.

Les seules peaux de qualité proviennent d’adultes, mais la tendance de la production moderne est de tuer les petits ce qui tend à réduire la proportion de peaux d’adultes.

Il n’y a pas de possibilité de fournir des fourrures de qualité avec les conditions d’élevage industriel pour la viande. Pour cette raison, la présence d’élevages de lapins dont le but est de produire des peaux suivant le cycle de croissance du poil ainsi que les saisons est croissante, et pour eux c’est la viande qui devient un sous-produit de basse qualité.

L’Angora

Quand on parle de lapins, on ne peut pas ne pas faire référence au lapin angora.

Cette race a le poil d’une longueur qui varie entre 10 et 40 cm. Le procédé pour « prélever cette fourrure » a changé au fil des années : au début on utilisait l’arrachage, puis la tonsure et finalement l’épilation par laquelle chaque lapin peut produire annuellement 1,300 kg de poils qui sera utilisé pour la création de pulls et de divers vêtements.

L’élevage des lapins angora est très différent de celui ayant d’autres buts et il a été développé en France où il a longtemps été l’unique production dérivant du lapin. Maintenant, d’autres pays dont la Chine particulièrement, ont développé cette spécialité et offrent de l’angora à prix beaucoup plus bas, au point d’avoir presque fait s’écrouler le marché français.

La réalité de l’élevage de lapins angora

Dans les élevages, seul le 3% environ des animaux sont reproducteurs. En France, les mâles non destinés à la reproduction sont tués à la naissance pour ne pas avoir à assumer les coûts liés à leur croissance.

Nouveaux moyens pour le marché de la fourrure

Le secteur de la fourrure, après la grave crise des années ’90 durant laquelle la demande de pièces entières a fortement chuté, a commencé à se reprendre avec le passage de la mode aux manchons, cols et autres décorations. A présent, c’est ainsi que sont diffusées le plus de peaux dans la plupart des pays où le mouvement de libération animale a réussi à lancer une critique envers les hordes de cadavres ambulants que sont les fourrures.

Cacher la présence des peaux ou en réduire la visibilité, les rendre acceptables, les colorer pour les présenter comme une mode jeune : voici les moyens qui ont rendu possible une reprise de ce secteur.

Dans tout cela, l’utilisation de peaux de lapins a eu une croissance décidée surtout par son prix abordable qui a également permis de les teindre et de les insérer sur des vêtements peu chers et vendus dans n’importe quel type de magasins. Teindre une peau de vison ou de chinchilla peut être très risqué et coûteux en cas d’erreur.

Approfondissement :

Fourrure torture





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